Buseoksa
부석사À Yeongju. Son pavillon Muryangsujeon, du XIVe siècle, est l'un des plus anciens bâtiments en bois du pays, et la vue depuis sa terrasse sur les crêtes qui s'étagent est la plus célèbre de l'architecture coréenne.
Thèmes · Le bouddhisme coréen
La Corée compte près d'un millier de temples anciens, presque tous cachés dans les montagnes depuis que la dynastie Joseon a chassé le bouddhisme des villes. Voici ceux qui comptent vraiment, où ils se trouvent, et comment les regarder.
Mis à jour le 7 octobre 2026
La plupart des grands temples sont des monastères en activité, installés au fond d'une vallée, au bout d'un chemin forestier qui fait partie de la visite. On y vient autant pour le site que pour les bâtiments.
L'entrée est gratuite dans la grande majorité des temples de l'ordre Jogye depuis 2023, quand le droit d'entrée lié au patrimoine a été supprimé. Quelques sites — Bulguksa, Seokguram, certains temples privés — ont suivi ou gardent un tarif modique : vérifie sur place. Les temples sont ouverts tous les jours, de l'aube au coucher du soleil.
Le joyau du Bouddha, près de Busan. Le pavillon principal ne contient aucune statue : une fenêtre s'ouvre sur le reliquaire de pierre qui abriterait des reliques du Bouddha lui-même. Le plus grand temple du pays, classé à l'UNESCO. Bus depuis Busan ou Ulsan.
Le joyau de l'Enseignement, dans le mont Gayasan. Il conserve les 80 000 tablettes de bois du Tripitaka Koreana, gravées au XIIIe siècle, dans des dépôts eux-mêmes classés à l'UNESCO.
Le joyau de la Communauté, près de Suncheon. Seize maîtres nationaux y ont été formés, et c'est encore l'un des grands centres de méditation du pays. Un sentier de montagne le relie à Seonamsa en trois heures.
À Yeongju. Son pavillon Muryangsujeon, du XIVe siècle, est l'un des plus anciens bâtiments en bois du pays, et la vue depuis sa terrasse sur les crêtes qui s'étagent est la plus célèbre de l'architecture coréenne.
Dans le parc national du Songnisan. Il abrite la seule pagode en bois à cinq étages subsistant en Corée, et un Bouddha de bronze doré de 33 mètres.
Près d'Andong. Petit, intime, avec le plus vieux bâtiment en bois daté du pays.
Près de Gongju, dans une boucle de rivière. Un cadre paisible, particulièrement beau au printemps.
Près de Suncheon. Un pont de pierre en arc parfait à l'entrée, des pruniers centenaires, et une atmosphère restée très peu touristique.
À Haenam, tout au sud de la péninsule, au pied du mont Duryunsan. Le berceau de la culture du thé coréenne.
Le septième monastère de la série, déjà cité parmi les trois joyaux.
À Gyeongju : le chef-d'œuvre de l'art de Silla, avec ses terrasses de pierre et ses deux pagodes, et le Bouddha de granit dans sa grotte au-dessus. Classés à l'UNESCO dès 1995.
Le siège de l'ordre Jogye, en plein centre de Séoul. Petit, mais c'est ici que bat le cœur du bouddhisme coréen ; inoubliable sous les lanternes du mois de mai.
À Séoul, un temple du VIIIe siècle au milieu des tours de Gangnam.
Le grand temple de Busan, sur les pentes du Geumjeongsan.
À Busan, l'un des rares temples bâtis au bord de la mer, sur les rochers.
Sur une falaise de la côte est, avec une grande statue blanche de la déesse de la compassion face à la mer. Reconstruit après un incendie en 2005.
Dans l'Odaesan, au bout d'une allée de sapins centenaires, avec une pagode de pierre à neuf étages.
Au pied du Jirisan. Son pavillon Gakhwangjeon est l'un des plus grands édifices en bois du pays ; les pruniers rouges y fleurissent en mars.
À Yesan. Son pavillon principal, daté de 1308, est un modèle de sobriété.
À Buan, sur la côte ouest. Une allée de sapins, puis des portes à croisillons sculptés de fleurs, laissées sans peinture.
À Hwasun. Un vallon semé de dizaines de pagodes et de bouddhas de pierre frustes, dont deux couchés sur une colline. Un temple qui ne ressemble à aucun autre.
À Danyang. Le siège de l'ordre Cheontae : des dizaines de bâtiments modernes empilés dans une gorge étroite. Spectaculaire et déroutant.
Sur l'île de Ganghwa, dans l'enceinte d'une forteresse.
On franchit d'abord la porte à un seul pilier, qui marque l'entrée dans le domaine sacré, puis celle des quatre rois célestes, gardiens aux visages terribles.
Au centre, il abrite le Bouddha historique. S'il s'appelle Geungnakjeon, il est dédié au Bouddha du paradis de l'Ouest ; Birojeon, au Bouddha cosmique.
En pierre, dans la cour, elle contenait à l'origine des reliques. Le nombre d'étages est toujours impair.
Les motifs verts, rouges et bleus peints sous les toits protègent le bois et signalent un édifice sacré ou royal.
Il réunit quatre instruments — cloche, tambour, poisson de bois, gong en forme de nuage — frappés à l'aube et au crépuscule pour tous les êtres.
Tout au fond, un petit pavillon dédié à l'esprit de la montagne, souvent figuré avec un tigre : la trace du chamanisme d'avant le bouddhisme.
Tôt le matin ou en fin d'après-midi, quand les cars sont repartis. Assister à la cérémonie du soir, vers 18 h, change la visite.
En mai, tous les temples se couvrent de lanternes de papier pendant un mois. C'est le plus beau moment de l'année pour les voir.
On entre dans les pavillons par les portes latérales, déchaussé, et l'on ne photographie pas les fidèles en prière. Voir les usages.
Beaucoup de ces temples accueillent des visiteurs pour une nuit. Voir dormir dans un temple.
Trois ou quatre suffisent largement pour un voyage. Choisis-les pour leur site plutôt que pour leur renommée.