Le guide › Pratique › Usages & politesse
Pratique · Savoir-vivre
Usages et politesse
Personne n'attend d'un étranger qu'il connaisse toutes les règles, et les Coréens sont très indulgents. Mais trois ou quatre gestes simples changent complètement la façon dont on te reçoit.
Mis à jour le 7 octobre 2026
L'idée derrière les règles
La société coréenne reste marquée par le confucianisme : on doit le respect à ceux qui sont plus âgés, et le groupe passe avant l'individu. C'est pourquoi on te demandera parfois ton âge dès la première rencontre — ce n'est pas indiscret, c'est pour savoir comment te parler.
En pratique, cela donne une règle unique : sois attentif aux autres, discret dans les lieux partagés, et un peu plus formel avec les personnes âgées.
Les gestes de base
Une légère inclinaison du buste ou de la tête, avec « annyeonghaseyo ». La poignée de main existe, surtout entre hommes et dans un cadre professionnel ; on ne fait pas la bise.
À deux mains, ou la main droite soutenue par la gauche au niveau du poignet ou du coude. C'est vrai pour une carte de visite, un cadeau, de l'argent, un verre.
On les retire à l'entrée des maisons, des hanok, des temples, de certains restaurants traditionnels et des cabines d'essayage. Le signal : une marche et des chaussures alignées. Porte des chaussettes en bon état.
Paume vers le bas, en agitant les doigts. Le geste paume vers le haut est réservé aux animaux.
« Gamsahamnida », avec une petite inclinaison. Dis-le en sortant d'un restaurant ou d'un taxi : l'effet est immédiat.
Dans les transports et dans la rue
Ceux du bout de chaque voiture sont pour les personnes âgées, handicapées ou enceintes, et restent vides même en pleine heure de pointe. Les sièges roses sont pour les femmes enceintes. Ne t'y assois pas.
On parle bas dans le métro et le bus, on ne téléphone pas à voix haute, on ne mange pas.
On fait la queue de part et d'autre des portes du métro, et on laisse descendre avant de monter.
Rares dans la rue. Garde tes déchets jusqu'à la prochaine supérette ou station de métro — et trie.
Uniquement dans les zones signalées. Les trottoirs de nombreux quartiers, les arrêts de bus et les abords des écoles sont interdits, sous peine d'amende.
Dans la foule, on se frôle sans toujours s'excuser, surtout chez les plus âgés. Ce n'est pas de l'impolitesse, juste une autre notion de l'espace.
À table
On attend que la personne la plus âgée prenne sa première bouchée.
Jamais plantées dans le riz. Et on ne pique pas les aliments avec.
On sert les autres avant soi, à deux mains devant un aîné, et on ne laisse pas un verre voisin vide.
Elle ne se partage pas à table au centime près. Souvent, l'un invite et l'autre paiera la prochaine fois, ou le café ensuite.
Tous les usages du restaurant sont expliqués à part.
Dans les temples et les palais
Par les portes latérales : celle du centre est réservée aux moines. On se déchausse avant de monter dans un pavillon.
Épaules et genoux couverts, par respect, même si personne ne te refusera l'entrée.
Autorisées dans les cours ; à l'intérieur des pavillons, seulement si rien ne l'interdit, sans flash, et jamais face à des fidèles en prière.
Des gens prient et des moines vivent là. On parle bas, on ne touche pas les statues.
Les maladresses classiques
Écrire un nom en rouge
L'encre rouge servait à inscrire le nom des morts. Évite pour un mot ou une carte.
Le chiffre 4
Il se prononce comme le mot « mort ». Certains immeubles remplacent le quatrième étage par la lettre F.
Refuser un verre trop sèchement
Si tu ne bois pas, dis-le simplement et accepte que l'on remplisse ton verre d'autre chose : c'est le geste qui compte.
Comparer avec le Japon ou la Chine
L'histoire est douloureuse. Les Coréens sont fiers de leur culture propre ; évite de la présenter comme une variante de celle des voisins.
Les tatouages
Mieux acceptés qu'avant, surtout chez les jeunes, mais certains bains publics et piscines les refusent encore.
Se moucher bruyamment
Fais-le à l'écart. Renifler, en revanche, ne choque personne.